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dimanche 23 octobre 2011

Le cas du Mou.



J'aurais aussi pu intituler cet article "Le cas de la Droite, le retour, et ils sont pas contents!"


Je ne sais pas vous, mais personnellement, les primaires socialistes, j'ai trouvé ça pas mal dans le principe. Beaucoup de gens votent plus pour une personne que pour un parti politique, et je trouve du coup bien de pouvoir choisir un minimum qui va se présenter.

Alors c'est vrai qu'on en a bouffé de la gauche. Ces dernières années, c'était surtout pour les critiquer, et pour s'appercevoir que c'était un beau bordel de leur côté, ce qui donnait moyennement confiance en leur capacité à gouverner le pays. Mais finalement, à force de se tirer dans les pattes, ils ont décidé de laisser les français choisir. Bref, un gros merdier a donné naissance à une bonne idée.

Mais je ne vais pas tellement vous parler de ce qu'il s'est dit de leur côté pendant ces primaires, mais plutôt de l'autre côté. J'ai trouvé ça absolument formidable, la réaction de l'UMP, blessés dans leur égo.

Au début, c'était limite s'ils se foutaient pas de la gueule de leurs opposants. "Hahaha, des primaiiiires, on va bien rigoler quand ils vont se rendre compte que ça n'intéresse personne hahaha!"
Oups, plus de 2 millions de participants au 1er tour. Et c'est à partir de là que c'est devenu fun: "Ouiii c'est peut-être pas si maaaal finalement, on songe à en faire en 2017". Ah? Elle n'est plus moisie cette idée?
Et puis finalement, Monsieur Coppé s'est fait plaisir en lâchant un petit "pfff 2 millions mais ce n'est RIEN comparé aux nombres de votants muhuhuhuh!".
Cher Monsieur Coppé. Soyons sérieux deux minutes: tu sais toi, si à leur place tu aurais fait mieux ou même autant? Non. Si tu avais fait 2 millions de votants tu aurais dit "mais ce n'est RIEN!". Je ne pense pas.
Un blâme pour ta mauvaise foi.

En puis les primaires socialistes se sont terminées. Et là...gros déferlement de personnalités de droite sur toutes les ondes, toutes les chaînes de TV, l'heure de la revanche à sonné!
Le problème, c'est qu'on se demande bien s'ils ont préparé une défense, vu qu'aucun de ceux qui parlent ne sera candidat. Pas la possibilité donc de proposer d'autres idées que celles défendues par les socialistes. 
Pas de soucis, ils ont sorti l'arme suprême: sortir le même argument que Martine Aubry lors de sa campagne: Hollande est mou.

Nan mais sérieusement, voilà une semaine qu'on nous bassine avec pour seul et unique argument: MOU.

Là, tout de suite, j'ai un peu honte des hommes et femmes politiques de mon pays tout de même. Cette défense, je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. Peut-être en rire parce que le mot MOU en soit, il me fait rigoler.


Alors j'attend avec impatience le démarrage de la vraie campagne, quand la droite aura fini de gagatiser sur Giulia (mais oui mais oui, soyons francs, si Nicolas et Carla ne voulaient vraiment pas qu'on s'y intéresse, ils ne mettraient pas autant d'énergie à cacher les infos, ce n'est pas comme s'ils étaient ignorants en matière de manipulation des médias), histoire que le combat soit équitable, et que de vrais arguments, moins ridicules et pas soufflés par la partie adverse, soient mis sur la table.

Et j'espère que ça va saigner!
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dimanche 18 septembre 2011

Le cas DSK chez Chazal


On l'attendait depuis un moment, cette interview de DSK sur les évènements du Sofitel. Qu'allait-il donner comme version des faits? Allait-il annoncer son retrait de la vie politique comme semblent le vouloir 53% des français? Allait-il paraître honteux, confiant? Claire Chazal, amie de sa femme, allait-elle tourner les questions à son avantage? Petit débrief.


- Le début de l'interview ressemble à des réponses apprises par coeur...le jeu d'acteur n'est pas très bon, pas naturel, mais il fallait s'attendre à ce qu'il prépare son texte.

- Son argument favori fut de loin "c'est pas que moi qui le dit, c'est le procureur, celui qui m'a attaqué!". Au début je me disais que c'était un peu facile (et très redondant, je vous laisse compter le nombre de "le rapport du procureur") mais en y réfléchissant je me suis fait la reflexion qu'il avait sans doute peur qu'avec tout ce qui pèse sur lui, sa parole simple ne soit pas assez convaincante, et c'est très probable.

- Crédible ou pas? Si j'attendais cette interview depuis longtemps, c'est parce que j'ai toujours eu du mal à croire à sa culpabilité, parce qu'il n'a jamais agit comme un homme coupable de viol. Bien sûr je ne suis pas dans la tête d'un pervers sexuel, mais je doute que certains en soient fiers ou même indifférents. Je veux dire...le mec a  lui-même signalé sa position en appelant l'hôtel pour récupérer des affaires quoi!
On ne saura jamais réellement ce qu'il s'est passé mais une chose me semble évidente: une victime de viol se souvient des détails, et ne change pas 20 fois de version. Je crois que c'est pour moi la preuve la plus évidente que cette femme, cette victime présumée a porté une grave injure à toutes les personnes ayant réellement subit ce genre d'horreurs.

- Il n'en reste pas moins que je pense que Monsieur DSK est un bon gros cochon. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il est certainement pas fin, qu'il fait des allusions bien graveleuses et qu'il doit dégouter plus d'une femme. La barrière entre être un drageur un peu dégueu et un délinquant sexuel ne doit pas être si épaisse, tout le monde peut un jour être amené à pèter un plomb. S'il avait eu un agissement suspect ou si la plaignante n'avait pas eu l'air de mentir autant, j'aurais sans doute été la première à croire en sa culpabilité.
Finalement, ça lui servira sans doute de leçon et lui évitera de franchir un jour les limites.

- J'avoue que j'ai kiffé le petit passage "vous pensez que c'est un complot?". Vu la réponse qui globalement se résume à "on verra", ça sent la bonne petite enquète et si ça aboutit effectivement sur un coup monté, ça n'a pas fini de faire du bruit. J'en profite pour dire que globalement, j'ai trouvé les questions bien, pas trop gentilles, juste ce qu'on se pose comme questions, sans tomber dans l'attaque. Neutre, objectif, parfait.

- Bon et puis est venu le moment où ils ont commencé à parler économie, et c'est là que je me suis dit "putain Ducon, mais POURQUOI tu penses avec ta bite??". Quel gâchis. Quelle perte pour l'avenir politique de la France. C'est le seul que je comprend quand il parle de gros sous, merde!

- L'interview se conclut sur son avenir. Français, vous devez donc être en majorité déçus: aucun retrait de la vie politique prévu et si vous voulez mon avis: RDV en 2017. Ou avant au gouvernement.

Chers compatriotes, la saga politico-sexuelle de l'été s'achève. Je vous souhaite une bonne année et une bonne campagne présidentielle.



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dimanche 11 septembre 2011

Le cas présidentielles 2012


Cette semaine dans le Grand Journal de Canal+, De Villepin a dit "la France a les deux pieds dans la merde".
J'ai trouvé ça très réaliste lorsqu'on voit ce qui nous attend pour 2012.


Parce qu'il faut dire ce qui est: beaucoup de gens votent pour la personne et non pas pour son programme. Les électeurs se font une idée sur l'image d'un candidat donnée par les médias, et par la solution en deux mots qu'il donne à un problème mis en avant par les journaux télévisés.
Bien évidemment, le langage bien technique utilisé par ces candidats n'est compréhensible que par une minorité, ce qui facilite la séduction par l'image.

Et voici donc ce que nous trouvons comme candidats potentiellement éligibles et l'image qu'ils renvoient (je ne parlerais pas de ceux qui de  toute façon ne dépasseront pas les 3% de voix...).

- Le président Sarkozy: bling-bling, people, divorce/mariage/bébé dans le même mandat, nerveux. Il ne garde pas vraiment l'image de ce qu'il a accomplit pendant son mandat, ou alors le négatif, en particulier en matière de politique d'immigration.

- Le trio indécis de gauche: François Hollande, qui a plus l'air de faire campagne avec son régime qu'avec son programme, et dont l'image a été entachée par son personnage des Guignols (il faut arrèter de croire que ces carricatures n'ont pas d'influence), Martine Aubry la candidate qui sourit tellement peu qu'on se demande si elle est humaine et si elle ne va pas faire tomber le pays dans la depression, ou Ségolène Royal, celle qui suite à son échec en 2007 a admis avoir menti aux électeurs (même si on le sait, de là à enlever le bénéfice du doute...) et qui maintenant fait campagne en tirant dans les pattes de ses deux concurrents? Mmmh, quel choix alléchant!

- Marine Le Pen, 5 fois plus dangereuse que son père puisqu'en plus de ses idées extrèmes, elle a l'image d'une femme dynamique et moderne qui en séduit plus d'un.

- Eva Joly, qui a détruit le faible espoir des Verts, pourtant de plus en plus grand, en une déclaration bisounours le 14 Juillet.

- Dominique de Villepin, qui a l'air de vouloir faire campagne contre Nicolas Sarkozy plus que pour la France.

- Et puis il aurait pu y avoir DSK, qui était pour beaucoup de monde l'espoir des Français, puisqu'un mec de gauche spécialiste de l'économie, ça semble un bon équilibre...manque de bol, quoiqu'il se soit passé réellement dans ce Novotel de NY, ça a surtout révélé qu'il avait une bite à la place du cerveau, et même si son retour en France a été plutôt bien accueilli, sa crédibilité en a définitivement pris un coup.

Je sens qu'on va passer une année 2012 formidable.

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